Le Premier ministre a annoncé qu’une "enveloppe supplémentaire reconductible de 12 millions d’euros sera allouée à La Réunion" afin d’assurer le fonctionnement des nouvelles capacités sanitaires de l’île, qui fait face depuis plusieurs mois au virus du chikungunya. "150 emplois hospitaliers, dont 18 médecins, pourront être créés dès cette année", a-t-il ajouté.

Même si "le gros de l’épidémie est passé", "il faut rester vigilant", a indiqué le ministre de la Santé et des Solidarités.

Le Centre de recherche et de veille sanitaire sur les maladies émergentes et infectieuses sera définitivement installé à La Réunion "d’ici à la fin de l’année" 2006, a déclaré Dominique de Villepin.

En outre, "la Réunion doit redevenir une destination touristique privilégiée", a insisté le chef du Gouvernement. Afin de relancer l’activité, des campagnes de promotion "ambitieuses" seront mises en place. Le gouvernement consacrera 2 millions d’euros aux infrastructures pour développer "l’offre touristique" de l’île et 3 millions d’euros destinées à résorber l’habitat insalubre.

Concernant la question de l’immigration à Mayotte, Dominique de Villepin a précisé que le Gouvernement ne pouvait pas laisser "sans réponses des situations qui risquent de devenir hors de contrôle". Le projet de loi relatif à l’immigration et à l’intégration, voté par l’Assemblée nationale le 17 mai 2006, prévoit des mesures adaptées à la situation particulière de Mayotte :

  • favoriser les contrôles d’identité ;
  • faciliter la destruction des embarcations utilisées par les passeurs de clandestins ;
  • lutter contre les reconnaissances frauduleuses de paternité.

En effet, "Mayotte connaît une immigration extrêmement importante", a rappelé le Premier ministre. "Il faut prendre en compte ces spécificités si nous voulons être efficaces", a-t-il ajouté.


Diffusez vous aussi votre communiqué de presse sur Publiciblog





Les 5 derniers articles publiés sur Publiciblog :