Grippe Aviaire : Département de l’Ain : le dispositif adapté à la situation
La baisse du nombre des oiseaux retrouvés infectés dans la Bresse a amené le Préfet de l’Ain à mettre en place des dérogations aux mesures prises. Accordées au cas par cas, elles ne constituent nullement un "déconfinement".
La découverte de deux cygnes morts dans la Dombes confirmés positifs au H5N1 hautement pathogène a été l’occasion d’adapter les zones de protection et de surveillance.
Un communiqué du ministère de l’Agriculture précise que le dispositif de prévention "est en permanence adapté à l’évolution de la situation sanitaire dans ce département", avant de préciser que "l’Ain reste aujourd’hui le seul département français où des périmètres de protection sont encore en place".
Le confinement des volailles a été appliqué dans tout le département de l'Ain, qui a été le premier touché par des oiseaux sauvages infectés par le virus H5N1 hautement pathogène, plus particulièrement dans la Dombes. Compte tenu de la baisse du nombre des oiseaux retrouvés infectés dans la Bresse, le Préfet vient d'autoriser la mise en place de mesures d'effet équivalent au confinement dans cette région, conformément à la réglementation nationale. Ces dérogations sont accordées au cas par cas, comme sur l'ensemble du territoire national, et ne constituent nullement un « déconfinement ».
Deux nouveaux cygnes morts découverts cette semaine dans la Dombes (commune de Saint Paul de Varax) ont été confirmés positifs au virus H5 hier soir par le laboratoire national de référence de Ploufragan. Conformément aux règles communautaires, le Préfet a adapté les zones de protection et de surveillance qui restaient en vigueur dans le cœur de la Dombes. Ces zones sont établies pour une durée minimale de 31 jours.
Le dispositif de prévention de l'influenza aviaire dans l'Ain, qui a montré son efficacité puisqu'un seul élevage a été touché à ce jour, est en permanence adapté à l'évolution de la situation sanitaire dans ce département. L'Ain reste aujourd'hui le seul département français où des périmètres de protection sont encore en place.
La découverte récente de deux cygnes infectés montre qu'il est nécessaire de rester vigilants et de maintenir des mesures de biosécurité dans les zones infectées. Compte tenu des enjeux sanitaires, seuls des éléments objectifs et une analyse épidémiologique justifient l'adaptation des mesures de prévention.
Depuis le 1er janvier 2006, plus de 14 000 oiseaux sauvages morts ont été examinés en France, 64 d'entre eux se sont révélés positifs au virus H5N1 hautement pathogène, dont 63 dans l'Ain et un dans les Bouches du Rhône.
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