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lundi 29 janvier 2007

Première en Israël : un musulman entre au gouvernement

C'est en effet une première que vient de réaliser le Premier ministre d'Israël Ehud Olmert en intégrant dans son gouvernement Ghaleb Majadleh, député travailliste de 53 ans et surtout Arabe musulman, comme ministre sans portefeuille. Cette nomination, la première du genre depuis la création de l'État d'Israël en 1948, a été entérinée ce dimanche par le gouvernement à l'unanimité, à l'exception notable d'Avigdor Lieberman, leader du parti d'extrême-droite Yisraël Beïtenu. « Je le conçois comme une étape historique et importante en direction de l'égalité et de la promotion de la paix dans la région » a réagi Amir Peretz, ministre israélien de la Défense et chef du Parti travailliste.

Le principal intéressé a déclaré à la radio israélienne : « aujourd'hui, les citoyens arabes d'Israël ont eu le sentiment d'appartenir (au pays) et que 20% de sa population était maintenant représentée au gouvernement ». En effet, les descendants des Palestiniens restés sur le territoire du nouvel État en 1948 pensent être considérés comme des citoyens de seconde zone, vision contestée par les autorités du pays qui mettent en avant le fait que les Arabes (20 % de la population donc) ne sont pas discriminés et possèdent une représentation sans équivalence dans le monde musulman. Certains commentaires, comme celui du député arabe Jamal Zahalka, inclinent plutôt dans le sens de la perception arabe : « l'entrée au gouvernement de Ghaleb Majadleh causera du tort aux citoyens arabes. Elle ne change non seulement rien à la politique de discrimination raciste (de l'Etat) mais elle la légitime ».

Le nouveau ministre a pour sa part souligné l'historicité de la nomination, et le fait qu'au travers de lui, les Arabes prouveront qu'ils « sont dignes de remplir toute fonction ».

Source : Wikinews

Conjectures sur le plan de l'ONU pour l'avenir du Kosovo

Cinq jours après les élections législatives en Serbie, qui se sont déroulées dimanche 21 janvier 2007, l'envoyé spécial de l'ONU pour le Kosovo, Martti Ahtisaari, ancien président de la République finlandaise, a présenté ses recommandations pour l'avenir de la province serbe à majorité albanaise, sous administration directe de l'ONU. Les détails du plan concocté par M. Ahtisaari ne sont pour le moment connus que des diplomates représentant les pays membres du « groupe de contact » (Allemagne, États-Unis, France, Italie, Royaume-Uni et Russie) ainsi que de ceux représentant l'Union européenne et l'OTAN.

M. Ahtisaari a rencontré les diplomates représentant les pays membre du « groupe de contact » à Vienne, capitale de l'Autriche, au palais de la Hofburg, au cours d'une rencontre d'une heure et demie s'étant déroulée à huis clos. Selon Albert Rohan, adjoint de M. Ahtisaari pour l'élaboration de ce rapport, le contenu de celui-ci ne devrait pas être rendu public avant le courant du mois de mars, lorsqu'il sera soumis à l'examen du Conseil de sécurité de l'ONU.

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Israël lache des ballons de gaz en direction du Liban

L'armée libanaise met en garde sa population quant à des ballons de gaz toxique que l'aviation israélienne lâche en direction du Liban. En effet, ce matin vers 9h, une dizaine de ballons ont été lâché près de Nabatieh au sud Liban.

L'armée demande la population à « ne pas manipuler ces ballons qui contiennent des gaz dangereux et à signaler leur présence au poste militaire le plus proche ».

Source : Wikinews

mercredi 24 janvier 2007

Hillary Clinton a formé un comité exploratoire présidentiel

Par le biais d'une vidéo mise en ligne sur son site web, Hillary Clinton a annoncé le 20 janvier qu'elle formait un « comité exploratoire » présidentiel.

« J'en suis. Et j'en suis pour gagner » a annoncé la sénatrice démocrate de New York sur son site internet, confirmant ainsi la forte et largement répandue présomption qu'elle visait la présidentielle de 2008.

Cette annonce est soupçonnée d'être une réponse immédiate à l'annonce de la création du « comité exploratoire » présidentiel du sénateur Barack Obama la semaine dernière.

Source : Wikinews

USA : des Sénateurs républicains s'opposent à l'envoi de troupes en Irak

Lundi, John Warner (républicain), qui fut Secrétaire d'État à la Marine et président du comité des forces armées du Sénat américain, Susan Collins (républicaine) Norm Coleman (républicain) et Ben Nelson (démocrate) ont indiqué qu'ils introduiraient une résolution afin d'empêcher l'envoi de 21 500 soldats supplémentaires en Irak.

Susan Collins a déclaré : « nous avons eu quatre autres accroissements subits depuis que nous sommes arrivés en Irak. Aucun d'entre eux n'a produit de changement à long terme dans la situation sur place. Je suis donc sceptique quant à la possibilité pour cette augmentation de produire l'effet désiré. »

John Warner a lui dit que : « les G.I.n'ont pas été entrainés, ni envoyés là-bas - certainement pas par résolution de cette institution - pour être placés au mileu d'un combat entre les Sunnites et les Chiites dans le massacre sans limite et totalement incompréhensible qui se perpètre actuellement. Nous ne sous-estimons pas l'importance de cette mission, mais elle doit êter assumée par les forces irakiennes et non celles de la coalition. »

Ben Nelson a indiqué : « il est important d'envoyer un message fort à la Maison blanche, message d'autant plus fort qu'il a un soutien des deux partis. »

Source : Wikinews

mardi 23 janvier 2007

La Commission Européenne assigne la Belgique devant les tribunaux

La Commission européenne va lancer deux procédures contentieuses à l'encontre de la Belgique devant les juridictions européennes. Les eurocrates estiment illégal le principe de la double taxation des dividendes étrangers.

Les fonctionnaires européens ont relevé cette double imposition, notamment en ce qui concernent les dividendes franco-belges lesquels, après avoir subi un prélèvement de 15 % à la source, sont une nouvelle fois assujettis à une nouvelle taxation de l'ordre de 25 % quand ces derniers arrivent en Belgique.

Ils en ont conclu à son caractère discriminatoire par rapport aux dividendes versés en Belgique.

Une seconde procédure sera lancée afin de sanctionner la taxation plus lourde des dividendes payés aux sociétés étrangères par rapport aux sociétés nationales.

Toutefois, la Cour européenne a déjà débouté, l'an dernier, deux contribuables sur un litige portant précisément sur cette double taxation sur le motif tiré que les textes européens n'y faisaient pas obstacle.

Source : Wikinews

samedi 20 janvier 2007

Asie : Quand la Chine se démocratisera…

Faut-il avoir peur de la Chine ? Ou bien plutôt accompagner ce pays dans son essor économique et l’aider à accélérer une démocratisation que la société chinoise et ses dirigeants perçoivent désormais comme nécessaire et souhaitable.

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Allemagne : Edmund Stoiber annonce son retrait progressif politique

Edmund Stoiber, président de la Christlich-Soziale Union in Bayern (CSU, « Union chrétienne-sociale en Bavière ») et ministre-président de l'État libre de Bavière, a confirmé, jeudi 18 janvier 2007, son retrait progressif de la vie politique allemande.

M. Stoiber devrait dans un premier temps démissionner de la présidence de la CSU au mois de septembre et, dans la foulée, de ses fonctions de ministre-président du Land de Bavière, le 30 septembre. Dans un second temps, il entend également ne pas solliciter le renouvellement de son mandat de député au parlement régional lors des élections législatives, prévues pour le mois de septembre 2008.

La succession de M. Stoiber devrait se régler par une dyarchie, selon l'hypothèse actuellement la plus probable :

  • Erwin Huber, actuel ministre fédéral de l'Économie, prendrait la présidence du parti,
  • tandis que Günter Beckstein, actuel ministre bavarois de l'Intérieur, deviendrait ministre-président du Land après les élections régionales (dans l'hypothèse d'une nouvelle victoire de la CSU).

M. Stoiber, âgé de 65 ans, dirigeait le gouvernement bavarois depuis le 28 mai 1993, date à laquelle il avait succédé à Max Streibl. Il avait précédemment occupé les fonctions de ministre bavarois de l'Intérieur, de 1988 à 1993

Il avait pris la tête de la CSU en 1999, succédant à Thomas Waigel.

Edmund Stoiber avait manqué de peu, en 2002, devenir chancelier fédéral, mais le décempte final des voix avait accordé une faible marge au chancelier sortant social-démocrate Gerhard Schröder, qui avait gouverné jusqu'à l'entrée en fonctions du gouvernement de grande coalition CDU-CSU-SPD d'Angela Merkel, en novembre 2005.

Il paraissait entendu, jusqu'au mois dernier, que M. Stoiber entendait se succéder à lui-même tant à la tête du parti qu'à celle du gouvernement régional, mais sa popularité était en chute libre depuis sa mise en cause publique par Gabrielle Pauli, élue de la CSU, qui accusait M. Stoiber de l'avoir fait espionner par un de ses collaborateurs. De fait, un récent sondage d'opinion tendait à montrer que 69 % des Bavarois ne souhaitaient plus que M. Stoiber s'engage, comme il le souhaitait, pour un nouveau mandat qui l'aurait conduit jusqu'en 2013.

L'annonce faite par M. Stoiber constitue une demi-surprise puisque, à la suite d'un séminaire des députés de la CSU au Landtag de Bavière, réunis dans la nuit du 16 au 17 janvier à Wildbad Kreuth, il semblait que le ministre-président ait obtenu de ses troupes une sorte de sursis qui lui aurait par exemple permis d'entamer un nouveau mandat tout en passant rapidement le relais à un ou plusieurs hommes neufs.

La lassitude apparente des Bavarois peut aussi s'expliquer par l'attitude observée par le chef de la CSU, depuis son fief bavarois, à l'encontre du gouvernement fédéral. Il avait été convenu, lors des négociations tripartites de formation de la « grande coalition », en octobre 2005, que M. Stoiber occuperait le ministère fédéral de l'Économie. Mais, moins de deux semaines après l'annonce de sa future nomination, Edmund Stoiber avait fait savoir qu'il renonçait à tout poste au sein du gouvernement fédéral pour se consacrer à ses mandats bavarois. Depuis lors, il s'était montré un « allié » particulièrement embarrassant pour Angela Merkel, étant accusé par certains de ses partenaires de constituer un frein aux velléités de réformes, notamment en matière de protection sociale.

Auparavant, il avait également décliné, en février 2004, la proposition de Jacques Chirac, président de la République française (avec l'assentiment du chancelier fédéral Gerhard Schröder), de soutien à son éventuelle candidature à la tête de la Commission européenne, fonction qui était finalement échue au Portugais José Manuel Barroso.

Source : Wikinews

Israël : avis de tempête sur le gouvernement d'Ehud Olmert

24 heures après la démission du général Dan Halutz, chef d'état-major de l'armée israélienne, les nuages s'amoncellent au-dessus du « navire » gouvernemental israélien, avec des appels répétés, mercredi 17 janvier 2007, à la démission du Premier ministre, Ehud Olmert et de son ministre de la Défense, Amir Peretz.

Le général Halutz n'a pas attendu les conclusions de la commission Winograd, dont les conclusions préliminaires sont attendues pour le mois de février, pour démissionner de ses fonctions. Il assurera toutefois l'intérim jusqu'à la nomination de son successeur.

On prête au Premier ministre et au ministre de la Défense l'intention de nommer en remplacement du démissionnaire l'actuel chef d'état-major adjoint, le général Moshe Kaplinsky, mais la position de celui-ci semble délicate en raison d'accusations d'« incompétence » dont il fait l'objet pour sa conduite durant le conflit de l'été 2006.

Au sein du Likoud (l'opposition de droite), le député Yisrael Katz a estimé que « la décision du chef d'état-major établit officiellement l'échec de la guerre au Liban » et que cela devrait conduire le Premier ministre et le ministre de la Défense à démissionner de leurs fonctions. Il lance en outre un appel à des élections anticipées et à la formation dans l'intervalle d'un gouvernement d'union nationale incluant des représentants de tous les partis sionistes.

Au sein du Parti travailliste, où couve depuis des mois une contestation du leadership du ministre de la Défense, le député Ophir Pines-Paz, candidat déclaré à sa succession, espère pour sa part que la démission du chef d'état-major ne sera que la première étape d'un processus de restauration de la confiance dans Tsahal (l'armée israélienne).

Dans les rangs du Meretz-Yachad (opposition sioniste de gauche), le député Zahava Gal-On pense que « la responsabilité de l'échec de la guerre du Liban ne peut pas s'arrêter à l'échelon militaire mais doit inclure l'échelon politique, en particulier pour les décisions irresponsables prises avant la guerre ».

L'opinion publique semble très désenchantée envers l'actuelle coalition gouvernementale, si l'on en croit différents sondages publiés ces jours-ci. On assisterait ainsi, en cas d'élections anticipées à une spectaculaire inversion de tendance entre les scores en sièges du Kadima (parti du Premier ministre, disposant de 29 sièges à la Knesset) et le Likoud (opposition de droite et ancienne formation du Premier ministre, réduit à l'heure actuelle à la portion congrue, avec 12 sièges).

Un autre sondage, publié la semaine dernière, semble montrer que l'approbation de la politique de M. Olmert ne réunirait plus que 14 % des personnes interrogées. Un « malheur » ne venant jamais seul, selon l'adage, la démission du général Halutz est intervenue au lendemain même de l'ouverture, par le procureur Eran Shendar, d'une information judiciaire contre le Premier ministre lui-même, dans une affaire liée à la vente d'actifs de la banque Leumi.

Le vice-Premier ministre, Shimon Peres, qui avait quitté le Parti travailliste pour rejoindre Kadima, s'efforce pour sa part de relativiser la situation, en estimant qu'il s'agit d’« une crise moins sérieuse que celle qui a suivi la guerre de Yom Kippour » en 1973 et qu'Israël est « nation saine » qui surmontera la crise.

Eitan Kabel, ministre travailliste sans portefeuille, reste prudent, tout en estimant que, à l'approche de la remise des conclusions préliminaires de la commission Winograd, l'heure de vérité approche pour le Premier ministre que son ministre de la Défense, formant le vœu de les voir prendre les bonnes décisions. Il se dit par ailleurs persuadé que l'initiative de M. Olmert de consulter l'ancien Premier ministre Ehud Barak et le député travailliste Ami Ayalon au sujet de la nomination du successeur du général Halutz, n'a aucune arrière-pensée politique.

Au sein de Kadima, la formation du Premier ministre, quelques voix discrètes commencent à s'élever pour envisager un éventuel remplacement du chef discrédité par l'actuelle ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, non impliquée dans la conduite des opérations militaires de l'été 2006 au Liban et, par là même, moins discréditée.

Source : Wikinews

Un rapport relate la vente d'armes US à la Chine et à l'Iran

Des pièces d'avions de chasse et autres matériels militaires qui étaient sur le point d'être vendus à l'Iran et à la Chine ont été récupérés par le Pentagone (département de la Défense des États-Unis).

Dans un cas, les enquêteurs fédéraux ont indiqué qu'un Pakistanais achetait des armes aux enchères des surplus militaires du Département de la Défense. Ces armes étaient des pièces de moteur pour les hélicoptères Chinook, que l'U.S. Immigration and Customs Enforcement (organisme luttant contre les vulnérabilités aux frontières des USA) a dit être construit avec succès en Iran.

Dans un second cas, des pièces de Tomcats ont été achetées à la division du surplus militaire du Département de la Défense. Les agents des douanes confisquèrent ces pièces et les retournèrent, mais on découvrit plus tard que le Département de la Défense les avait revendues à un acheteur suspecté d'être un émissaire de l'Iran. A l'exception des USA, qui a récemment mis à la retraite sa flotte aérienne de Tomcats, l'Iran est le seul pays qui en fait voler.

Durant la seule année 2005, les profits générés par les ventes publiques des surplus militaires par le Pentagone furent de 57 millions USD

Le Pentagone avait relevé des incidents similaires par le passé. En 2003, une entreprise de Camden, State Metal Industries, fut identifiée comme ayant revendu des mécanismes de guidage pour missiles air-air AIM-7 Sparrow achetés aux enchères des surplus militaires du Département de la Défense à une entité détenue en partie par le Gouvernement chinois ...

Source : Wikinews

mercredi 17 janvier 2007

Selon El Pais : Fidel Castro serait dans un état très grave

Selon le quotidien espagnol El Pais, le président cubain, Fidel Castro, serait dans un état très grave. Trois opérations chirurgicales sur le gros intestin auraient provoqué des diverticulites. Cette inflammation aurait dégénérée en péritonite. De plus, les opérations chirurgicales en question auraient été un échec.

Le Lider Maximo n'est pas apparu en public depuis près de 6 mois. Selon ses proches, il se remettrait lentement de sa maladie.

Source : Wikinews

vendredi 12 janvier 2007

Nicaragua : Daniel Ortega de retour à la présidence

Seize ans après sa défaite à l'élection présidentielle devant Violeta Chamorro, le sandiniste Daniel Ortega a fait son retour à la présidence de la République du Nicaragua, mercredi 10 janvier 2007, en prêtant serment, pour un mandat de cinq ans, dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, à Managua devant un parterre de 2 000 invités.

M. Ortega avait été élu, dimanche 5 novembre 2006, dans un scrutin où, avec son co-listier Jaime Morales Carazo, ancien membre de la direction de la guérilla anti-sandiniste dite « Contras », il avait réuni 37,99 % des suffrages, devant ses adversaires de droite Eduardo Montealegre, qui avait obtenu 28,30 % des voix, et José Rizo, qui avait réuni 27,11 % des suffrages.

Au sein des invités nicaraguayens à la cérémonie d'investiture, on a remarqué les trois prédécesseurs de M. Ortega à la présidence de la République :

  • Violeta Chamrorro, présidente de 1990 à 1997 ;
  • Arnoldo Alemán, président de 1997 à 2002. M. Alemán, condamné à une peine de 20 ans de prison pour blanchiment d'argent et corruption, semble avoir bénéficié d'une autorisation de sortie de son ranch pour se rendre aux cérémonies ;
  • Enrique Bolaños, président de 2002 à 2007.

Parmi les autres invités nicaraguayens de marque figurait aussi le cardinal Miguel Obando y Bravo, archevêque émérité de Managua, qui avait marié religieusement Daniel Ortega et la poétesse Rosario Murillo, en septembre 2005, après des années d'union libre.

Armes de la République du Nicaragua, dans leur dernière version adoptée en 1971, largement inspirées des armes de la république fédérale des Provinces unis d'Amérique centrale créées en 1823.Parmi les personnalités étrangères, on notait la présence du président bolivien Evo Morales et du président vénézuélien Hugo Chávez. Ce dernier, qui inaugurait le jour même le nouveau mandat pour lequel il a été réélu le 3 décembre dernier, est d'ailleurs arrivé avec 90 minutes de retard sur l'horaire prévu, ce qui a conduit à retarder d'autant la cérémonie d'investiture. Le nouveau président mexicain, Felipe Calderón, d'un bord opposé à celui des présidents bolivien et véézuélien, était également présent et s'est entretenu avec M. Ortega.

La république de Cuba, était pour sa part représentée par Jose Ramon Machado Ventura, membre du Bureau politique du Parti communiste cubain et vice-président du Conseil d'État, et trois personnalités de rang moindre, œuvrant toutes trois dans le domaine diplomatique, ce qui cadre avec l'entrefilet consacré, avant la cérémonie, par Granma, organe officiel du comité central du Parti communiste cubain, selon lequel « la délégation cubaine aura des conversations avec les nouvelles autorités nicaraguayennes et autres délégations officielles présentes à la cérémonie ». L'absence à Managua de Raúl Castro, vice-président du conseil des ministres et ministre de la Défense, qui assure par intérim les fonctions de son demi-frère Fidel Castro, président du Conseil d'État, président du Conseil des ministres et Premier secrétaire du Parti communiste cubain, gravement malade depuis juillet 2006, est à première vue surprenante, tout en pouvant s'expliquer par d'éventuelles difficultés liées à la transition du pouvoir à Cuba, voire par des craintes liées à l'état de santé chancelant du lider maximo.

Les États-Unis, pour leur part, qui n'avaient pas ménagé leurs critiques à l'encontre de leur ancien ennemi durant toute l'année 2006, ont envoyé aux cérémonies une délégation présidée par Michael Leavitt, secrétaire à la Santé et aux Services humains. On avait par ailleurs appris, mardi, que le président George W. Bush avait téléphoné à Daniel Ortega, lundi 8 janvier, pour évoquer la coopération bilatérale entre les deux pays, en matière de réconciliation, de démocratie et de création d'emplois. M. Leavitt était d'ailleurs arrivé dans la capitale nicaraguayenne dès mardi et s'était entretenu avec le président élu de projets de coopération, parmi lesquels le financement américain d'une école de travailleurs de la santé.

Après la cérémonie d'investiture, l'ancien guerillero a pris la parole devant une foule estimée à 300 000 personnes, réunies sur la place de la Foi, dans la capitale nicaraguayenne, devant laquelle il a insisté sur les fléaux qui frappent le Nicaragua et dont il espère être un vecteur de guérison. En premier lieu, la pauvreté, qui place le Nicaragua à l'avant-dernier rang des pays d'Amérique latine et des Caraïbes, juste devant Haïti, mais aussi l'analphabétisme.

Source : Wikinews

George Bush annonce sa nouvelle stratégie en Irak

George W. Bush, président des États-Unis, a annoncé, mercredi 10 janvier 2007, au cours d'une allocution télévisée, les détails de sa nouvelle stratégie dans la conduite de la guerre en Irak. Tout en reconnaissant des erreurs dans la conduite tenue depuis plus de cinq ans à l'égard de l'Irak et notamment depuis le déclenchement, en 2003, de la guerre qui a conduit au renversement de Saddam Hussein, l'hôte de la Maison Blanche a annoncé l'envoi de plus de 20 000 hommes de troupe pour renforcer le contingent de 132 000 soldats américains déjà présents dans ce pays. Il a également menacé, à mots couverts, l'Iran et la Syrie, pour leur soutien supposé aux terroristes et insurgés qui se serviraient de leurs territoires comme d'une base arrière dans leur lutte contre les troupes américaines en Irak, et appelé les régimes arabes alliés de l'Amérique à soutenir le gouvernement « unitaire » irakien.

Les plans annoncés par George W. Bush ont déclenché une salve de critiques, parfois violentes, dans le camp des démocrates, qui détiennent la majorité dans les deux chambres du nouveau Congrès des États-Unis depuis la rentrée parlementaire du 4 janvier, mais parfois même jusque dans les rangs républicains, dont est issu M. Bush.

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Soudan : cessez-le-feu au Darfour

Un accord de cessez-le-feu de 60 jours a été passé entre le gouvernement de Karthoum et les rebelles du Darfour dans le conflit qui ensanglante actuellement la région, située à l'ouest du Soudan, et frontalière du Tchad. Cet accord, également assorti de la tenue de négociations et d'une autorisation pour les journalistes étrangers de se rendre dans la région où ils avaient été interdits depuis deux mois, a été passé sous l'égide de l'Union africaine et de l'ONU, qui en fixeront la date d'entrée en vigueur.

Le gouverneur du Nouveau-Mexique (USA), Bill Richardson, en visite dans la région, a déclaré : « Le président (soudanais Omar Hassan al) Bachir a accepté le lancement d'un processus de paix qui comprend une cessation des hostilités pendant 60 jours », et précisé que les dirigeants rebelles avaient accepté cette trêve.

Source : Wikinews

mercredi 10 janvier 2007

Gordon Brown, candidat à la succession de Tony Blair

Gordon Brown, chancelier de l'Échiquier (ministre britannique chargé de l'Économie et des Finances), candidat déclaré à la succession du Premier ministre Tony Blair, a profité d'un entretien télévisé accordé à la BBC, dans le programme BBC's Sunday AM, diffusé dimanche 7 janvier 2007, pour se démarquer nettement de la stratégie conduite par le Premier ministre dans la « lutte contre le terrorisme » et en matière d'alliance avec les États-Unis.

L'ex-« dauphin » de M. Blair, devenu au fil du temps un rival de moins en moins dissimulé, s'est livré à un tour d'horizon de la politique menée par le gouvernement auquel il appartient et, dans certains domaines, s'est promis, s'il accède au 10, Downing Street, de donner de sérieuses inflexions à la politique menée par les travaillistes.

C'est en matière de politique étrangère que les différences sont les plus marquées.

M. Brown a d'abord critiqué le caractère tardif de la restitution du pouvoir des mains des occupants américains et britanniques à celles d'autorités civiles consitituées d'Irakiens.

Concernant la « lutte contre le terrorisme », Gordon Brown admet que « l'action militaire et le travail de police, de renseignement et de sécurité » permettent de grandes réussites, mais pour tempérer aussitôt cette opinion en estimant que la lutte contre le terrorisme et les activités de propagande ne saurait être gagnée qu'à la condition de mener simultanément une « bataille pour les cœurs et les esprits ».

Alors même que l'on attend pour le courant de la semaine l'annonce des nouvelles intentions de George W. Bush pour l'Irak, et alors que les milieux diplomatiques évoquent de plus en plus la perspective d'un renforcement de l'effectif des troupes américaines de l'ordre de 20 000 soldats, le chancelier de l'Échiquier se prononce au contraire contre tout accroissement des troupes britanniques, indiquant même que, d'ici la fin de l'année 2007, le Royaume-Uni pourrait procéder à un retrait de plusieurs milliers de soldats. Il indique en outre que la priorité des troupes britanniques déployées à Bassorah et dans les quatre provinces méridionales devrait résider dans l'aide au développement et à la reconstruction de l'Irak, plutôt que dans la participation aux combats.

Questionné sur les relations qu'il pourrait avoir avec l'allié américain après son accession au poste de Premier ministre, M. Brown a indiqué : « les gens qui me connaissent savent évidemment que je dirai ce que j'ai en tête », ajoutant qu'il se montrera « très franc » et mettant l'accent sur « l'intérêt national britannique ».

L'émission a également donné l'occasion au candidat déclaré à la succession de M. Blair de promettre un nouveau style dans la manière de gouverner, en évoquant la nécessité d'un « nouveau partenariat » entre le gouvernement, le Parlement et les électeurs. Dans son tour d'horizon de l'actualité intérieure, il a mis l'accent sur la nécessité, selon ses vues, de promouvoir la formation et l'excellence dans l'éducation. Il a évoqué également les questions environnementales et, en matière de politique étrangère, a évoqué la nécessaire prise en compte de la montée en puissance des pays asiatiques.

Enfin, l'émission, qui avait été enregistrée dans la journée de samedi, a donné l'occasion à Gordon Brown de contraindre son Premier ministre à rendre publique sa réaction aux conditions de l'exécution, le 30 décembre, de l'ancien président irakien Saddam Hussein. M. Brown a estimé que, maintenant que l'on connaît mieux les circonstances de la pendaison de l'ancien raïs, même des partisans de la peine de mort en arrivent à trouver les images diffusées « tout à fait inacceptables » et s'est réjoui qu'une enquête ait été ordonnée sur le sujet et que des leçons puissent en être tirées.

Dans la journée de dimanche, Tony Blair, qui était resté très silencieux sur le sujet depuis le 30 décembre, et s'était refusé à reprendre à son compte les condamnations individuelles émises par divers membres de son cabinet, comme John Prescott, Patricia Hewitt et Margaret Hodge, et n'avait jusqu'ici consenti qu'à faire savoir par son porte-parole qu'il soutenait l'enquête ordonnée en Irak, a fini par faire publier un communiqué indiquant qu'il considérait les conditions de la pendaison de Saddam Hussein comme « mauvaises et totalement inacceptables ».

Les conditions dans lesquelles est intervenue cette réaction tardive ont permis au leader des Démocrates libéraux, Menzies Campbell, d'ironiser, en estimant : « Nous avons une nouveauté constitutionnelle. Un Premier ministre qui dispose des responsabilités mais n'a plus d'autorité, et un chancelier de l'Échiquier qui dispose de l'autorité mais n'a pas de responsabilités. Comment ce gouvernement dysfonctionnel peut-il conduire les affaires du pays ? »

Source : Wikinews

Iran : nouvelle déclaration sur le nucléaire

« La nation iranienne ne renoncera assurément pas à son droit et les autorités iraniennes n'ont aucunement le droit de priver la nation de ce droit ». Voilà ce qu'a déclaré l'ayatollah Ali Khamenei, chef suprême de la révolution islamique iranienne. Selon lui, l'Iran ne cédera jamais face aux pressions internationales actuelles, qui viseraient à la priver de la technologie nucléaire à laquelle il estime avoir le droit.

La communauté internationale soupçonne l'Iran de convoiter les technologies nucléaires militaires, cette dernière déclarant se cantonner aux applications civiles.

Source : Wikinews

Israël : Amir Peretz propose une nouvelle feuille de route

Contesté au sein de sa propre formation politique, Amir Peretz, ministre israélien de la Défense dans le cabinet conduit par Ehud Olmert, s'est efforcé de reprendre l'initiative, lundi 8 janvier 2007, en faisant savoir par un de ses conseillers qu'il venait de présenter aux députés de son parti un plan visant à sortir les discussions de paix avec les Palestiniens, gelées depuis la victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes du 25 janvier 2006.

Selon cette même source, le ministre aurait également soumis par téléphone les grandes lignes de sa proposition de « feuille de route » au Premier ministre, avant le départ de celui-ci pour une visite officielle en Chine et en aurait également informé la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, elle-même auteur d'un récente proposition en vue de relancer les négociations, sans que l'on connaisse les réactions de ses deux collègues au sein du gouvernement.

Ce plan, que M. Peretz a élaboré en concertation avec le vice-ministre de la Défense Ephraim Sneh, devrait être soumis, à une date indéterminée, à un vote au sein des instances dirigeantes du Parti travailliste. Selon les informations dévoilées à la presse, ce plan s'articule en trois phases, de durées inégales :

  • la première phase, prévue pour durer six mois, consisterait en un démantèlement des colonies juives illégales en Cisjordanie, et impliquerait un cessez-le-feu durable entre toutes les parties, ainsi que la libération de plusieurs soldats israéliens, dont Gilad Shalit, détenus par des groupes combattants palestiniens ;
  • la deuxième phase, également d'une durée de six mois, serait consacrée à des négociations sur le statut final des territoires palestiniens, laps de temps durant lequel le contrôle de diverses villes de Cisjordanie, actuellement exercé par l'armée israélienne, serait cédé à l'Autorité palestinienne. Ces négociations ne pourraient avoir lieu qu'avec des personnalités qui, à l'exemple de Mahmoud Abbas, actuel président de l'Autorité palestinienne, reconnaîtraient comme un préalable le droit à l'existence de l'État d'Israël ;
  • la phase finale, d'une durée de dix-huit mois, serait vouée à la mise au point détaillée de l'accord de paix global, et devrait jeter les bases de la création d'un État palestinien indépendant et viable.

Cette annonce intervient alors que se multiplient, au sein du « Ha‘Avoda » (le nom hébreu du Parti travailliste), les appels à la démission de son leader, tandis que, dimanche 7 janvier, l'ancien Premier ministre Ehud Barak faisait un retour remarqué en politique en annonçant son intention de concourir pour le leadership du parti et de remplacer à terme M. Peretz dans ses fonctions de ministre de la Défense.

La révélation du plan élaboré par M. Peretz a provoqué des réactions diverses dans les rangs des députés travaillistes. Ami Ayalon a par exemple annonce sa préférence pour le plan de Mme Livni, pourtant membre d'une autre formation (Kadima). Danny Yatom, quant à lui, a qualifié la proposition de M. Peretz de « plan virtuel et irréaliste », soulignant la non prise en compte de la dyarchie actuelle au sein de l'exécutif palestinien. Ophir Pines-Paz, s'est étonné de la nécessité d'un nouveau plan alors que, selon lui, il aurait été possible d'appliquer de précédentes propositions.

Paradoxalement, M. Peretz a reçu le renfort de deux ministres travaillistes connus pour être des partisans de son rival Ehud Barak. Yitzhak Herzog, ministre du Tourisme, estime ainsi que la « feuille de route » élaborée par le ministre de la Défense pourrait constituer une base pour l'élaboration de la plate-forme diplomatique du Parti travailliste et souligne que son parti a toujours souhaité renforcer les modérés au sein de la direction palestinienne, tandis que le ministre de l'Agriculture, Shalom Simhon, s'est fécitité d'une vision politique qui privilégie le dialogue avec les voisins d'Israël.

Source : Wikinews

Raids aériens contre des refuges d'Al-Qaida en Somalie

L’U.S. Air Force (l'armée de l'air américaine) a lancé, dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 janvier 2007, un bombardement aérien contre Hayo, village du Sud de la Somalie, village dans lequel aurait trouvé refuge Abu Talha al-Sudani, un expert en explosif soudanais soupçonné par les services de renseignement américains d'appartenir à la mouvance terroriste Al-Qaida et de bénéficier de la protection des militants de l'Union des tribunaux islamiques, récemment chassés du pouvoir lors d'une offensive militaire éclair menée par les troupes du gouvernement somalien transitoire d'Ali Mohamed Gedi avec le soutien terrestre et aérien de l'Éthiope.

Bien que quatre navires de guerre américains, dont un porte-avions, croisent actuellement au large de la Somalie , il semble que l'appareil ayant mené le raid, un AC-130 ait décollé depuis la base aérienne américaine à Djibouti.

Depuis la bataille de Mogadiscio , survenue au début du mois d'octobre 1993, il s'agit de la première intervention des forces armées américaines.

Le gouvernement somalien intérimaire de M. Gedi a indiqué, par la voix de son porte-parole, le colonel Omar Addi, qui s'exprimait non loin de là, à Kismaayo, que, selon ses sources, 30 personnes auraient été tuées dans trois villages somaliens peu éloignées de la frontière du Kenya et a confirmé que son gouvernement avait donné son assentiment à l'attaque projetée par les Américains.

D'autres informations font état de bombardements contre deux villages voisins de Hayo, supposés conduits par le même appareil. Certaines sources indiquent également que, parmi les supposés proches d'Al-Qaida visés par les raids, figurerait Fazul Abdullah Mohammed, soupçonné d'être responsable des attentats contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya en 1998 . Selon le Washington Post, Fazul Abdullah Mohammed « aurait » pourrait figurer parmi les victimes d'un des bombardements.

Le porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman, s'il a confirmé la véracité du raid aérien de la nuit de dimanche à lundi, s'est toutefois refusé à fournir des détails supplémentaires, attitude partagé par Tony Snow, un des porte-paroles de la Maison-Blanche.

D'autres informations rapportées par l'agence Reuters font état de possibles bombardements intervenus mardi, dans la même région, dans une localité nommée Bankajirow, qui auraient causé la mort de 22 à 27 personnes.

Le nouveau secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a pris ses fonctions le 1er janvier, a fait part de son inquiétude et de ses regrets devant les pertes humaines infligées à des civils, selon sa porte-parole, Michèle Montas.

Source : Wikinews

Irak : violents combats au cœur de Bagdad

Durant toute le journée du mardi 9 janvier 2007, des combats de rue ont fait rage en plein cœur de Bagdad, capitale de l'Irak, entre un nombre indéterminé de militants sunnites et environ 1 000 soldats des armées irakienne et américaine, soutenus par des hélicoptères d'attaque Apache et des avions de combats F-18.

Selon le porte-parole du ministère irakien de la Défense, le major général Ibrahim Shakir, une cinquantaine d'insurgés auraient été tués par les forces gouvernementales et d'occupation, tandis que 21 autres auraient été arrêtées (parmi lesquelles un Soudanais et sept Arabes d'une autre nationalité, dont trois Syriens). Les militaires américains se sont par contre refusés, en matière de victimes, à fournir un bilan chiffré des opérations, et ont fait état d'estimations inférieures à celles fournies par les Irakiens, pour ce qui concerne les personnes capturées.

La bataille s'est déroulée dans un quartier majoritairement peuplé de sunnites, centré sur la rue de Haïfa, en plein centre de la capitale irakienne, et à moins d'un kilomètre au nord-est de la Green Zone, ancien quartier de ministères, aujourd'hui fortifié, où sont retranchés les principales institutions irakiennes et l'état-major américain. Les insurgés sunnites auraient à diverses reprises fait usage de lance-roquettes et de tirs de mortier contre les troupes régulières et américaines, ce qui a conduit l'aviation américaine à faire usage de canons et des troupes blindées américaines au sol à bloquer les accès au quartier, y compris plusieurs pont franchissant le Tigre.

Ces événements sont à relier à une suite de troubles intervenus depuis une semaine dans ce même quartier et qui, avant même la bataille de mardi, auraient causé la mort d'une centaine de personnes dans les tout derniers jours. Ce bilan ne prend pas en compte les troubles survenus parallèlement à Sadr City, bastion des combattants chiites de la Jaish al Mahdi (Armée du Mahdi), ni la précédente prise de contrôle par les chiites de la ville de Bakouba, au nord-est de la capitale.

Il faut noter par ailleurs que le président américain George W. Bush devrait s'adresser, à la nation, dans le courant de la journée, ce mercredi, pour annoncer aux Américains les détails de son nouveau plan de pacification de l'Irak, plan à propos duquel il se répète avec de plus en plus d'insistance, dans les milieux diplomatiques et journalistiques, qu'il devrait inclure un volet militaire impliquant l'envoi de 20 000 nouveaux soldats américains pour épauler les 132 000 déjà présents dans le pays.

Source : Wikinews

lundi 8 janvier 2007

Pologne : démission de Mgr Wielgus

Le nouvel archevêque de Varsovie, Monseigneur Wielgus, officiellement entré en fonction vendredi 5 janvier, a finalement démissionné, dimanche 7 janvier 2007, face au scandale causé au sein de l'opinion publique polonaise par les révélations sur sa collaboration passée, durant une vingtaine d'années

L'annonce de cette démission a été faite par l'archevêque lui-même une heure avant le début de la messe d'inauguration, devant un parterre de personnalités invitées pour l'événement, parmi lesquelles de nombreux prêtres, prélats et personnalités politiques, y compris le président de al République, Lech Kaczyński et de nombreux membres du gouvernement.

Mgr Wielgus a expliqué que, « après une profonde réflexion et après avoir considéré sa situtaion personnelle », il avait décidé de présenter sa démission d'archevêque métropolite de Varsovie au souverain pontife. On a rapporté des réactions diversifiées au sein de l'assistance réunie en la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Varsovie et parmi la foule massée à l'extérieur. Le président a été vu en train d'applaudir après l'allocution du prélat démissionnaire, tandis que l'on entendait tout à fois, à l'extérieur, des cris de soutien et de réprobation.

Dans le même temps, à Rome, s'exprimant sur les ondes de Radio Vatican, le père Federico Lombardi, directeur général de la station de radio et du bureau de presse du Saint-Siège, reconnaissait que Mgr Wielgus avait « gravement compromis son autorité » et que dans ces conditions, la démission du prélat constituait une « solution adéquate ». Le père Lombardi a ajouté que cette affaire représentait « un moment de grande souffrance pour l'Église » puis a dénoncé « une vague d'attaques contre l'Église polonaise » qui présentait « toutes les caractéristiques d'une vengeance ».

L'épiscopat polonais, de son côté, expliquait que la démission à laquelle avait été contraint le prélat s'appuyait sur le Canon de l'Église catholique, qui stipule que « l'Évêque diocésain qui, pour une raison de santé ou pour toute autre cause grave, ne pourrait plus remplir convenablement son office, est instamment prié de présenter la renonciation à cet office ».

Le cardinal Józef Glemp, primat de Pologne, dont la démission du siège archiépiscopal métropolitain de Varsovie avait conduit à la nomination de Mgr Wielgus.La messe initialement prévue a finalement eu lieu, mais elle s'est transformée en une simple messe d'actions de grâce dite par Mgr Józef Glemp, prédécesseur de Mgr Wielgus à l'archevêché de Varsovie et qui en avait démissionné en raison de son âge, tout en conservant le titre de « primat de Pologne ». Mgr Glemp, compte tenu des circonstances, assurera l'intérim jusqu'à la nomination d'un nouveau titulaire pour le siège métropolitain de Varsovie. Dans son homélie, le cardinal Glemp, interrompu à plusieurs reprises par des applaudissements, a souligné que celui qui n'était à l'époque que le simple prêtre Stanisław Wielgus avait, comme de nombreux Polonais, dû transiger avec le pouvoir communiste alors tout puissant en Pologne, et a nettement critiqué la traque dont a fait l'objet le prélat, en plaidant la clémence à son égard. Le cardinal Glemp est notamment revenu sur les ramifications des organes de contrôle du régime communiste, en estimant qu’« il s'agissait d'une vaste organisation, qui pénétrait toutes les couches de la société polonaise et en particulier le clergé, organisation la plus indépendante et la plus patriote » et estimé que si Stanisław Wielgus était devenu un collaborateur de la police politique, le harcèlement dont le pouvoir communiste était coutumier n'y était sans doute pas étranger. Il s'est enfin élevé contre la forme prise par un jugement sur l'action passée de Wielgus, basée parfois sur « des documents ou morceaux de papier recopiés trois fois et plus ».

Source : Wikinews

Espagne : affrontements à Saint-Sébastien

Avant hier soir s'est tenu à Saint-Sébastien au Pays Basque un rassemblement de militants basques en faveur de l'amnistie des prisonniers de l'ETA, manifestation qui avait été interdite par la justice espagnole. Cette réunion intervenant une semaine après l'attentat à la voiture piégée de Madrid revendiqué par l'organisation terroriste basque qui avait fait deux victimes équatoriennes et la cessation de toute tentative de dialogue du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero (on pourra se reporter à l'article Wikinews), elle promettait pour le moins d'être problématique.

Ce qui n'a pas été évité : quelques voitures ont été brûlées, et des affrontements on en effet eu lieu entre la police et une centaine de jeunes radicaux qui ont obligé les forces de l'ordre à utiliser des balles en caoutchouc.

Le roi d'Espagne, Juan Carlos a appelé hier aux côtés du chef du gouvernement à l'unité du pays face au terrorisme et José Luis Zapatero fera le point la semaine prochaine des nouvelles réponses et stratégies à mettre en place pour contrer le terrorisme de l'ETA devant le parlement.

Source : Wikinews

Israël serait prêt à stopper par la force l'enrichissement d'uranium par l'Iran

Le Sunday Times, édition dominicale du quotidien britannique The Times, révèle, ce dimanche 7 janvier 2007, que l'État d'Israël serait militairement prêt à anéantir les installations d'enrichissement d'uranium en Iran, et à recourir pour ce faire à des armes nucléaires tactiques.

Le journal indique que, selon plusieurs sources concordantes proches du ministère israélien de la Défense, deux escadrons de l'Armée de l'air israélienne se seraient entraînés pour détruire les installations souterraines d'enrichissement situées à Natanz, dans la province d'Esfahanz, dans un site où fonctionneraient à l'heure actuelle 164 centrifugeuses. Le plan d'attaque envisagé consisterait, dans un premier temps, en un largage de bombes conventionnelles guidées par laser, qui seraient utilisées pour creuser des sortes de tunnels facilitant l'accès au cœur de l'usine d'enrichissement, après quoi seraient lancées des « mini-bombes » qui, envoyées directement à l'intérieur de l'objectif, seraient susceptibles de le détruire complètement en limitant les radiations sur la région environnante.

D'autres installations seraient également visées, mais il ne serait fait usage, dans les deux cas, que d'armes conventionnelles. Les cibles citées sont une usine de production d'eau lourde située à Arak, dans la province de Markazi et une usine de conversion d'uranium sise à Ispahan, dans la province d'Esfahan.

Les informateurs du Sunday Times précisent toutefois que ce recours à une attaque nucléaire ciblée ne serait envisagé que dans le cas où une attaque limitée aux seules armes conventionnelles serait écartée et où les États-Unis refuseraient d'intervenir militairement.

Selon ces sources militaires israéliennes, l'aviation se serait entraîné à plusieurs reprises au cours des dernières semaines en organisant des missions de survol de la mer Méditerranée jusqu'à Gibraltar, soit une distance largement supérieure à celle qui sépare Israël des différentes cibles en territoire iranien. Il est également rapporté que plusieurs itinéraires ont été envisagés, dont un plan de vol qui impliquerait le survol de l'espace aérien de la Turquie.

L'interrogation majeure, après ces révélations, semble être de savoir dans quel but elles ont été faites. Dans un contexte où le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'était prononcé pour un « effacement d'Israël de la carte » et où les États-Unis ont répété à plusieurs reprises qu'ils préféraient la solution diplomatique à un recours à la force pour contraindre l'Iran à stopper son supposé programme d'accession à l'armement atomique, et alors que les négociations entre l'AIEA et l'Nations unies et le « régime des mollahs » semblent au point mort, on peut imaginer une simple « menace » de la part de l'État hébreu pour faire plier une puissance régionale perçue, à tort ou à raison, comme de plus en plus « menaçante » par Tel-Aviv.

Les révélations du Sunday Times semblent être le prolongement direct de précédentes informations publiées par ce journal en mars 2005, lorsqu'on avait appris qu'Israël étudiait la possibilité, déjà dans le dossier du « nucléaire iranien », d'une attaque aérienne et terrestre combinée contre des cibles iraniennes en cas d'incapacité de la diplomatie de venir à bout des intentions prêtées aux Iraniens.

Il faut noter, dans le courant de la journée du 7 janvier, que le ministère israélien des Affaires étrangères, par la voix de son porte-parole, a tenu à démentir les informations publiées par le Sunday Times, indiquant que la politique du gouvernement est de privilégier « un soutien total à l'action diplomatique et à l'application rapide et entière de la résolution 1737 du Conseil de sécurité » et ajoutant que « si la diplomatie réussit, le problème peut être résolu pacifiquement ».

Du côté de Téhéran, les réactions sont évidemment très différentes. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini, estime quant à lui que les révélations du journal britannique « montrera clairement à l'opinion publique mondiale que le régime sioniste est la principale menace pour la paix globale et pour la région ». Il ajoute un commentaire d'une tonalité voisine de celle entendue lors de précédentes menaces contre l'Iran venant des rangs américains : « Toute mesure contre l'Iran ne restera pas sans réponse et fera regretter immédiatement son geste à l'envahisseur ».

Source : Wikinews

Albanie : grave désorganisation électorale

L'Union européenne avait pourtant averti l'Albanie que son incapacité à organiser des élections libres et honnêtes risquait d'avoir un impact négatif sur la progression de sa candidature à l'intégration. Cette mise en garde n'aura pas eu de conséquences positives.

En effet, ce pays des Balkans vient de se voir contraint d'annuler les élections municipales qui auraient se tenir le 20 janvier prochain.

Le blocage politique entre le gouvernement de droite de Sali Berisha et son opposition (principalement les socialistes), qui l'accuse de créer des faux électeurs en produisant de faux documents d'identité, a amené la Commission centrale électorale à prendre cette décision, signal négatif envers l'UE.

Source : Wikinews

samedi 6 janvier 2007

Cambodge : Hun Sen soutient le futur procès des Khmers rouges

S'exprimant à l'occasion d'un déplacement dans le district de Memot, dans la province de Kampong Cham, où il était venu inaugurer une école, le Premier ministre du Cambodge, Hun Sen, a apporté un soutien sans réserve au futur procès des dirigeants Khmers rouges, responsables du génocide perpétré par leur régime entre 1975 et 1979.

Il a notamment estimé que les Khmers rouges devaient « être traduits en justice, non seulement pour rendre justice aux victimes, mais aussi pour servir d'avertissement à tous les dirigeants, afin de ne pas répéter les terribles leçons de l'histoire cambodgienne ».

Cette mise au point de l'homme fort du régime cambodgien intervient après des années de délai qui ont vu les autorités cambodgiennes et l'ONU négocier durant six ans, de 1997 à 2003, avant de retenir le principe d'un tribunal chargé de juger les dirigeants d'un régime qui, selon les diverses estimations, aurait causé la mort de un à trois millions de personnes durant les quatre années de son existence, l'estimation la plus courante retenue dans la communauté internationale étant d'environ 1,7 million de morts.

Dans un communiqué publié le 5 décembre 2006, l'organisation Human Rights Watch avait estimé que le gouvernement cambodgien devait « cesser ses interférences dans le tribunal mixte cambodgien et international chargé de juger les leaders Khmers rouges de haut niveau » pour les crimes commis par le régime du « Kampuchea démocratique ».

HRW s'était élevée à cette occasion contre le fait que des négociations entre les juges cambodgiens et ceux désignées par les Nations unies ne soient pas parvenues à se mettre d'accord sur un règlement interne pour les Extraordinary Chambers in the Courts of Cambodia (ECCC, désignation officielle du tribunal chargé de juger les dirigeants Khmers rouges). L'organisation accusait ouvertement le gouvernement cambodgien de freiner délibérément l'adoption de règles de fonctionnement dans le but de gagner du temps, les dirigeants survivants du régime khmer rouge étant de plus en plus âgés.

L'organisation humanitaire concluait que, s'il se vérifiait qu'il y avait obstruction manifeste de la part des Cambodgiens, et si, comme elle le craignait par ailleurs, les droits à un procès équitable pour toutes les parties n'étaient pas respectés, l'ONU se devrait de retirer son soutien, afin de ne pas être impliquée dans une justice ne suivant pas les standards internationaux, afin de ne pas desservir la communauté internationale et les Cambodgiens eux-mêmes.

Un peu plus tard dans le courant du mois de décembre, le Premier ministre avait paru donner un certain crédit aux accusations de HRW, en évoquant avec insistance l'histoire qui aurait « pris fin » avec la reddition des derniers Khmers rouges dans les années 1990, et la nécessité d'une « réconciliation nationale ».

Il est probable que, dans un contexte où l'ouverture du procès était annoncée pour le mois de juin 2007, les actes de la partie cambodgienne composant l'ECCC seront scrutés à la loupe par Human Rights Watch et autres organisations intéressées, afin de voir si des progrès substantiels seront faits dans l'intervalle pour élaborer des règles de fonctionnement satisfaisantes.

Source : Wikinews

Maoïstes népalais : début du désarmement

L'enregistrement des anciens guerilleros de l'« Armée népalaise du peuple », branche armée du Parti communiste du Népal (maoïste), puis leur désarmement sous l'égide des Nations unies devrait commencer à partir du 15 janvier prochain, selon les informations communiquées vendredi 5 janvier 2007 par Ian Martin, envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU.

M. Martin, qui s'est exprimé lors d'une conférence de presse donnée à Katmandou, capitale du Népal, a donné quelques indications sur le déroulement des opérations. Dans un premier temps, 13 inspecteurs, mandatés par le Programme des Nations unies pour le développement (UNDP), seront répartis en deux groupes d'inspection basés à Katmandou, à 350 km à l'ouest de la capitale. Ils seront rejoints, à partir du 15 janvier dans un nouveau contingent de 22 inspecteurs eux aussi répartis entre les deux groupes.

La première tâche devrait consister en un recensement des armes détenus par les ex-rebelles, avant de procéder à un enregistrement des combattants eux-mêmes. Ceux-ci, qui revendiquent un effectif de 35 000 hommes (nombre pour le moment invérifiable), devraient être répartis dans 28 camps dispersés à travers le pays (21 camps sont déjà ouverts).

Les inspecteurs de l'ONU devraient procéder à un verrouillage des armes et à leur enfermement dans des conteneurs scellés, gardés en permanence, dispersé dans sept lieux différents.

M. Martin devait, dans le courant de la journée, prendre un avion à destination de New York pour s'entretenir avec le nouveau secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et lui présenter un rapport sur la situation au Népal. Ban Ki-moon devrait ensuite décider des suites à donner, notamment en matière d'accroissement du personnel d'accompagnement de la mission.

Source : Wikinews

Pologne : l'opinion publique réticente envers Mgr Wielgus

À la veille de sa prise de fonction comme archevêque de Varsovie, l'opinion publique polonaise semble majoritairement réticente à l'encontre de Monseigneur Stanisław Wielgus, accusé d'avoir collaboré durant le régime communiste, plus particulièrement durant les années 1970, avec le Służba Bezpieczeństwa (SB, service de renseignement et police secrète du régime, dissous en 1990).

Monseigneur Wielgus, âgé de 67 ans, auparavant évêque de Płock, avait été nommé le 6 décembre 2006 pour succéder au cardinal Józef Glemp comme archevêque de Varsovie. Le cardinal Glemp conservait toutefois, malgré sa démission, le titre de « primat de Pologne ».

Le 20 décembre 2006, l'hebdomadaire Gazeta Polska révélait que le successeur désigné du cardinal Glemp aurait sinon collaboré, du moins rencontré à plusieurs reprises des membres de la police politique du régime communiste. Cette collaboration aurait débuté en 1967, alors que Stanisław Wielgus était encore étudiant en philosophie, et aurait duré une vingtaine d'années.

En réponse à ces révélations, le Vatican avait fait savoir, peu avant Noël, que le nouvel archevêque s'était entretenu avec le pape Benoît XVI et l'avait informé de son passé et que le souverain pontife conservait sa confiance à Mgr Wielgus.

L'Église catholique polonaise avait mis sur pied une commission d'enqupete chargée de faire la lumière sur les rapports du prélat avec la police politique du régime communiste. Cette commission a fait savoir, vendredi matin, qu'elle avait découvert de nombreux documents significatifs d'une coopération intentionnelle du prêtre avec le SB.

De son côté, Andrzej Paczkowski, historien et professeur à l'université de Varsovie, collaborateur du Livre noir du communisme et chef de file d'une commission chargée d'étudier les archives de la police secrète, avait rendu dans la journée de jeudi ses propres conclusions, estimant qu'il ne faisait aucun doute pour lui que Stanisław Wielgus avait été un informateur de la police politique.

Un sondage, réalisé par l'institut TNS OBOP et publié vendredi 5 janvier 2007 par le quotidien polonais Dziennik Polska-Europa-Świat (en abrégé : Dziennik, titre appartenant au groupe Springer), révèle :

  • que 26 % des Polonais seraient favorables à la démission de Mgr Wielgus, *tandis que 41 % estimeraient qu'il devrait en premier lieu s'expliquer sur ses relations passées avec le SB,
  • contre 20 % ne verraient pas d'inconvénient à ce qu'il reste à son poste et 13 % sont « sans opinion ».

Le même sondage révèle une proportion encore plus grande, de l'ordre de 73 %, au sein du panel de 1 000 personnes interrogées, qui seraient favorables à ce que le Saint-Siège démette le prélat s'il ne se résolvait pas à démissionner, contre 18 % qui y seraient défaborables et 9 % « sans opinion ».

Parmi les cinq questions de cette enquête d'opinion, une troisième est intéressante, puisqu'elle montre qu'une proportion de 67 % des personnes interrogées se prononcerait contre le fait qu'un prêtre ayant collaboré avec les services de sécurité communistes ne puisse occuper de haut rang au sein de l'Église de Pologne, contre 22 % qui y seraient défavorables et 11 % « sans opinion ».

Le prélat, qui ne reconnaissait jusque-là que l'existence de « contacts » avec le SB, mais niait avoir « espionné » ses collègues prêtres, et expliquait ses rencontres avec le SB par la nécessité de faciliter ses voyages à l'étranger dans l'intérpet de ses travaux scientifiques, a fini par publier un communiqué, dans la soirée de vendredi, dans lequel il reconnaît avoir nui à l'Église en niant sa collaboration passée et s'en remêt à al décision du souverain pontife, quelle qu'elle puisse être.

Le scandale prend d'autant plus d'acuité que la messe au cours de laquelle Mgr Wielgus est censé prendre ses fonctions était censée avoir lieu dimanche matin, en présence du président de la République et de plusieurs membres du gouvernement.

Le quotidien Dziennik Polska-Europa-Świat a estimé, dans un éditorial, que le maintien de la cérémonie de dimanche constituerait un « scandale moral », et l'on peut prévoir, jusqu'à cette échéance, de nombreux appels à la démission du nouvel archevêque, voire des pressions sur le Saint-Siège pour que le souverain pontife revienne à la dernière minute sur cette nomination.

Source : Wikinews

Un ancien ministre colombien, otage des FARC, s'évade

Fernando Araújo, ancien ministre colombien du Développement, qui avait été enlevé par un commando de 37 membres des FARC le 5 décembre 2000 à Carthagène, alors qu'il faisait son jogging quotidien, et était détenu depuis cette date comme otage, est parvenu à s'échapper des mains de ses ravisseurs, dimanche 31 décembre 2006, profitant de l'attaque de troupes de l'armée colombienne contre le camp de guerilleros dans lequel il était retenu prisonnier.

M. Araújo a donné quelques détails sur les conditions de sa détention et de son évasion, vendredi 5 janvier 2007, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision colombienne RCN.

Il semble que M. Araújo n'ait pas été enchaîné ou entravé dans ses mouvements dans le camp où il était retenu prisonnier puisque, lorsque le raid de l'armée colombienne, appuyé par des hélicoptères du 1er bataillon de lutte anti-guérilla, a commencé, et que les premiers échanges de coups de feu ont retenti, il a immédiatement pu fausser compagnie à ses ravisseurs pour s'enfuir dans la jungle, où il a marché durant cinq jours avant d'arriver dans un village nommé San Augustin, hors du contrôle des rebelles, où il a été retrouvé par des soldats de l'infanterie de marine colombienne.

Le raid des militaires colombiens n'est pas intervenu par hasard, puisque c'est un renseignement fourni par un informateur qui a permis de localiser le lieu de détention de l'ancien ministre, et que la décision d'attaquer le camp a été prise au plus haut niveau de responsabilités, avec l'accord de la famille de l'otage.

On a appris à cette occasion que M. Araújo était le seul otage détenu dans un camp qui réunissait environ 200 guerilleros. Selon les informations fournies par le ministre de la Défense, Juan Manuel Santos, six des guerilleros ont été tués dans les combats avec les forces régulières, tandis qu'un soldat de l'infanterie de marine perdait la vie et que deux autres militaires étaient blessés. Sur l'ensemble des guerilleros du camp, seule une douzaine était affectée à la surveillance rapprochée de l'otage, avec tours de garde alternés de deux heures chacun.

Les dernières preuves montrant que M. Araújo était en vie avaient été montrées en décembre 2005, lorsque les ravisseurs avaient mis en circulation un enregistrement vidéo sur lequel apparaissait l'ancien ministre.

Les FARC détiennent toujours une soixantaine d'otages, parmi lesquelles Ingrid Betancourt, ancienne candidate à l'élection présidentielle, soutenue par le parti Oxígeno Verde, enlevée le 23 février 2002 en même temps que sa directrice de campagne Clara Rojas. Mme Rojas, dont la détention est moins médiatisée que celle de son amie, avait refusé une offre de libération faite ultérieurement par ses ravisseurs, afin de continuer à partager la captivité d'Ingrid Betancourt.

Source : Wikinews

vendredi 5 janvier 2007

Frank Bainimarama : ministre par intérim aux Fidji

Au lendemain de la restitution de ses prérogatives constitutionnelles, Ratu Josefa Iloilo, président de la République de w:Fidji, a nommé le commodore Franck Bainimarama, commandant en chef des armées fidjiennes et auteur du coup d'État du 5 décembre 2006, au poste de Premier ministre par intérim.

Dans une petite allocution prononcée après sa prestation de serment, le nouveau Premier ministre a annoncé que, s'il cumulerait les fonctions de commandant en chef des forces armées et la direction du gouvernement, il se refusait toutefois à percevoir un traitement en temps que Premier ministre et continuerait à ne percevoir que son salaire de militaire.

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Le Kenya renforce sa frontière avec la Somalie

Deux jours après l'abandon par les troupes de l'Union des tribunaux islamiques de son refuge à Kismaayo, le Kenya, répondant en partie à une demande du gouvernement somalien intérimaire d'Ali Mohamed Gedi, a envoyé des troupes dans sa province nord-orientale, qui dispose de 682 km de frontières avec la Somalie.

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jeudi 4 janvier 2007

François Bayrou condamne l'exécution de Saddam Hussein

L'exécution de Saddam Hussein « suscite le trouble et lui donne une dimension symbolique de martyr que sa vie ne méritait pas » a déclaré François Bayrou, « Saddam Husein a gouverné par la plus terrible des violences, il périt victime d'une violence d'Etat ».

« La décision d'exécuter Saddam Hussein à l'aube du jour de l'Aïd, la plus grande fête de l'islam sunnite, suscite une incompréhension supplémentaire » a ajouté le candidat à la présidentielle. François Bayrou a estimé qu’« il y a là une tragique logique et on voudrait imaginer que c'est une page qui se tourne pour l'Irak vers un avenir plus positif, plus équilibré.

En réalité les raisons d'inquiétude et même d'angoisse sont infiniment plus fortes (…) Il y a le chaos intérieur et un enchaînement de décision dont la portée symbolique est inquiétante ».

Source : UDF

Fidji : Frank Bainimarama restitue ses pouvoirs

Moins d'un mois après le coup d'État du 5 décembre 2006, au cours duquel il avait renversé l'ordre constitutionnel aux îles Fidji|, le commodore Frank Bainimarama, chef d'état-major des armées fidjiennes, qui s'était proclamé à cette occasion « Contrôleur exécutif et président par intérim » de l'archipel, a restitué ses pouvoirs, jeudi 3 janvier 2007, au président de la République, Josefa Iloilo.

M. Bainimarama est resté laconique sur les raisons de sa décision, se contentant d'indiquer, à l'occasion d'une allocution à la nation, qu'il avait « restitué toute l'autorité exécutive » au président déposé. Il ajoute : « J'appelle tous nos concitoyens, y compris M. Qarase, désormais ancien Premier ministre, nos voisins et la communauté internationale, à appuyer et contribuer à l'amélioration de notre nation aimée et de son peuple ».

Cette restitution au président Iloilo de ses pouvoirs, essentiellement protocolaires, ne semble toutefois pas remettre en question la prise de contrôle du pouvoir par les forces armées. Le commodore Bainimarama a pris bien soin, depuis un mois, de faire savoir qu'il n'était pas question de réinstaller dans ses fonctions Laisenia Qarase, Premier ministre renversé le 5 décembre, même si, dans un souci diplomatique, il l'a appelé, dans son allocution, à contribuer au « redressement » de l'archipel.

Le chef de la junte militaire continue d'ailleurs, dans le même temps, de « faire le ménage » dans la fonction publique, selon lui gangrenée par la corruption. Il a ainsi démis de leurs fonctions, mercredi, deux hauts magistrats, Daniel Fatiaki and Naomi Matanipobua, en les plaçant en congé indéfini avec maintien de leur traitement et confié par intérim leurs fonctions à deux juges de la Haute cour ayant sa confiance.

Dans un communiqué diffusé jeudi 4 janvier, il annonce en outre le limogeage de Stuart Hugget, président de la Commission du service public, accusé d'avoir joué un rôle trouble dans une passation de marché pour la construction d'une prison, et son remplacement par Hector Hatch, déjà membre de cette commission et qui, après le coup d'État de mai 2000, au cours duquel la vie de M. Bainimarama avait été menacée, avait assuré l'intérim comme ministre des Entreprises publiques et des Réformes du service public. Dans le même communiqué est annoncé le renvoi d'un dirigeant d'un établissement public sans toutefois détailler les fautes qui lui sont imputées.

Le président Iloilo qui, après le coup d'État du 5 décembre, avait nettement pris ses distances avec l'initiative des militaires, s'est à son tout adressé à la nation pour soutenir a posteriori l'interruption de l'ordre constitutionnel, dans ces termes : « J'approuve entièrement les actions du commandant et des forces militaires de la République de Fidji ayant agi dans l'intérêt de la nation et réaffirmé la validité de la constitution ».

Le Premier ministre par intérim nommé à la suite du coup d'État, Jona Senilagakali, a démissionné pour permettre la formation d'un nouveau gouvernement intérimaire chargé notamment de préparer de nouvelles élections législatives, à une date encore indéterminée. Le président Iloilo a entamé des consultations pour former un nouveau gouvernement, qui devra garantir l'absence de poursuites contre M. Bainimarama et les membres des forces armées et lutter prioritairement contre la corruption, dénoncée par les militaires tout au long de l'année écoulée.

Source : Wikinews

Séance inaugurale du 110e Congrès des États-Unis

En dépit des manifestations de bonne volonté et annonces de compromis manifestées tant dans le camp présidentiel que dans la nouvelle majorité démocrate au Congrès, bien des interrogations demeurent.

Les démocrates sont en effet prudents face à la rumeur d'une prochaine annonce par le président d'un accroissement des troupes américaines déployées en Irak, alors qu'ils semblent avoir été élus « par défaut », en raison d'un rejet croissant de la stratégie guerrière de George W. Bush au Moyen-Orient, et que la majorité d'entre eux souhaiterait au contraire obtenir des engagements présidentiels pour un retrait programmé des forces d'occupation à Bagdad. On ne sait pas encore quelle forme pourrait prendre l'éventuelle « résistance » du Congrès devant la détermination présidentielle. Charles Shumer, sénateur démocrate de, résume le sentiment général d'expectative lorsqu'il affirme espérer que, « lorsque le président parle de compromis, cela signifie plus que “Faites selon mes vues”, qui était sa vision du compromis par le passé ».

La prudence des démocrates peut aussi se concevoir si l'on songe au droit de veto dont dispose le président des États-Unis à l'encontre de tout texte de loi voté par le Congrès, veto qui ne peut être outrepassé que par un vote conjoint des deux chambres à la majorité des deux tiers. Or les démocrates ne disposent au Sénat, que d'une courte majorité de 51 sièges (si l'on inclut les deux indépendants qui se sont affiliés à leur groupe) et, à la Chambre, de 233 sièges sur 435 soit, dans les deux cas, une majorité insuffiasnte pour outrepasser un veto présidentiel, sauf ralliements massifs d'élus républicains. Au Sénat, il suffirait d'ailleurs d'un décès ou d'une incapacité permanente parmi les sénateurs démocrates pour leur faire perdre leur avantage numérique

Le président Bush est donc susceptible de bloquer, s'il le souhaite, un certain nombre de projets placés en tête de l'ordre du jour des leaders démocrates dans les deux chambres.

On prête à Nancy Pelosi, speaker démocrate de la Chambre des représentants, l'intention de lancer une sorte de « marathon » législatif de 100 heures réparties sur les deux premières semaines, afin de faire adopter le maximum de mesures auxquelles il paraît peu probable que le président souhaite s'opposer, par exemple, une révision des règles éthiques pour les membres du Congrès, notamment dans leurs rapports avec les groupes de lobbying, un augmentation de plus de 25 % du salaire horaire minimal. On sait d'autre part que certains projets démocrates comme l'accroissement des crédits destinés à la recherche sur les cellules-souche risquent fort de se heurter à un veto présidentiel.

Tous les scénarios semblent donc envisageables, y compris, même s'il ne parait pas a priori le plus probable, celui d'un « donnant-donnant » entre l'exécutif et le législatif, dans lequel on verrait le président rester « en réserve » sur certains projets de société des congressistes et ceux-ci ne pas s'opposer ouvertement à la politique militaire et à la diplomatie conduites par la Maison Blanche.

Source : Wikinews

mercredi 3 janvier 2007

Des insurgés contrôlent une ville irakienne

La ville irakienne de Bakouba, juste au nord-est de Bagdad, semble être tombée aux mains des rebelles. Les antennes du Gouvernement et les écoles sont fermées. Les assassinats déciment les vies et pouvoirs des mairesm chefs tribaux et policiers. Les habitants craignent de quitter leurs foyers.

Cette ville à majorité sunnite était cependant pleine de promesses pour les Américains. Il y a six mois, Abou Moussab Al-Zarqaoui, le chef d'Al-Qaida en Irak, était tué à proximité. En octobre, les forces U.S. stationnées dans la région commençaient à se retirer, confiant l'essentiel du traitement des questions de sécurité aux forces irakiennes.

Maintenant, le Los Angeles Times rapporte que la capitale de la province de Diyala est devenue une des régiosn d'Irak les plus chaotiques.

Les forces irakiennes sont à la fois négligentes et abusives, selon des officiels américains et irakiens. Des vidéos montrent des rebelles tirant des familles chiites de leurs maisons puis les assassinant, indiquent des officiels américains.

Un fermier de la région, Saad Adnan, a indiqué à un journaliste travaillant pour l'Institute for War and Peace Reporting le mois dernier : « Bakouba est un symbole de résistance et les Américains seront expulsés par les honorables moudjahedines ... Nous sommes avec les moudjahedines. Ce sont des héros, et l'histoire se souviendra du combat de Bakouba contre l'occupation ».

Un militant armé et masqué a indiqué au même reporter : « grâce à Dieu, nous allons de l'avant et atteignons nos buts. Nous luttons contre l'occupant et tuons chaque soldat ou policier irakien qui protège les Américains. Si ils n'étaient pas là, les Américains auraient déjà été vaincus et expulsés ».

Le commandement militaire U.S. a décidé d'augmenter leurs efforts contre-insurrectionnels dans la ville. Il va y envoyer plus de troupes et travailler à sa reconstruction. A la fin du mois dernier, les forces combinées irakiennes et américaines ont mené un raid sur ce que l'armée américaine a appelé un « camp d'entraînement terroriste suspecté ». L'U.S. Army dit avoir capturé 13 rebelles potentiels durant ce raid.

Les USA ont à l'heure actuelle dépensé plus de 220 millions USD dans la province de Diyala. Cependant, le chemin restant à parcourir est long. Les contractuels irakiens refusent de pénétrer dans la région et les si nécessaires arrivages de nourriture et de pétrole ont considérablement chuté.

Source: Wikinews

L'exécution de Saddam Hussein provoque toujours des réactions

L'exécution de Saddam Hussein, ancien homme fort de l'Irak, provoque encore des réactions dans le monde.

Un changement est perceptible de la position du nouveau secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Ce dernier a affirmé notamment que « Saddam Hussein était responsable de crimes odieux et d'atrocités sans nom contre le peuple irakien et nous n'oublierons jamais les victimes de ses crimes (...) La question de la peine capitale reste la décision de chacun des pays membres. » L'ambiguïté de cette déclaration a nécessité une mise au point de la part de sa porte-parole où il a été précisé qu'il faisait part de son propre point de vue. En effet, la peine de mort existe en Corée du Sud, d'où est originaire le nouveau secrétaire général.

La réaction la plus virulente contre cette exécution vient du Front national. Par la voix du président du Cercle national des combattants, Roger Holeindre, « il considère l’exécution du Président Saddam HUSSEIN pendant l’Aïd comme un crime crapuleux et une faute politique majeure. Fallait-il donc que certains aient tout à craindre des déclarations qu’aurait pu faire cet homme qu’ils ont choyé hier et encouragé à plusieurs reprises pour qu’il mène des combats qui, à l’époque, les arrangeaient. » pour ensuite conclure qu'« Il serait temps que l’Europe fasse entendre sa voix et que la France proclame haut et clair qu’elle n’est d’accord en rien avec la politique de l’illuminé BUSH qui, d’erreurs en erreurs, tel un Docteur Foll’amour, nous concocte un embrasement mondial ! »

Une manifestation s'est tenue à Amman en la présence de la fille de l'ancien raïs, pour protester contre l'exécution de ce dernier. Elle a notamment déclaré : « Dieu vous bénisse, et je vous remercie pour votre hommage à Saddam le martyr. » Cette manifestation a eu lieu à l'appel de plusieurs syndicats professionnels et comprenait des avocats, des médecins et des ingénieurs.

À la suite de l'enterrement de l'ancien chef de l'État, dans sa région natale de Tikrit, le Gouvernement irakien a mis sous surveillance la demeure familliale afin qu'elle ne devienne pas un lieu de pélerinage. Lundi dernier, le comité des oulemas musulmans a qualifié l'exécution d'« acte éminemment politique », estimant que ceci « témoigne de la haine et du désir des Américains de provoquer les sunnites » eu égard à la date choisie pour la mise à mort de Saddam Hussein.

Source : Wikinews

Irak : enquête sur l'exécution de Saddam Hussein

Le gouvernement irakien a annoncé, mardi 2 janvier 2007, la nomination d'une commission d'enquête de trois membres, chargée de faire la lumière sur les conditions douteuses de l'exécution de l'ancien président Saddam Hussein, pendu peu avant l'aube le 30 décembre 2006 dans une prison de la banlieue nord de Bagdad.

La commission devra diriger son enquête dans deux directions. En premier lieu, elle étudiera les enregistrements filmés des derniers moments du dictateur déchu, puisqu'il semble que Saddam Hussein ait été copieusement insulté par plusieurs témoins de son exécution avant et après sa mort. Le second volet de l'enquête devrait porter sur l'identification de la personne qui, en dehors du strict contrôle des images initialement prévu par les officiels irakiens, a filmé la scène à l'aide d'un téléphone mobile et a ultérieurement diffusé ces images non autorisées via des sites de partage de fichiers.

La communauté sunnite, que ce soit en Irak ou dans d'autres pays musulmans, était déjà choquée par la date choisie pour pendre Saddam Hussein, quelques heures avant l'Aïd el-Kebir. Les insultes et cris de vengeance postérieurs à la mort de l'ancien raïs, supposés émaner de témoins de confession chiite, risquent de creuser un peu plus le fossé entre les deux branches rivales de l'islam. Les craintes sur un ressentiment de la communauté sunnite ne semblent pas une vue de l'esprit, si l'on considère que, plus de 48 heures après l'inhumation de l'ancien président dans son village natal d'Al-Aouja, des milliers d'Irakiens continuaient à venir rendre un hommage posthume au défunt.

On sait déjà, d'après les éléments fournis par Sami al-Askari, membre du parlement irakien de confession chiite, qui était présent lors des derniers moments de l'ex-raïs, que la commission devrait interroger les 25 invités officiels (dont 14 désignés par le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki), ainsi que les 5 exécuteurs encagoulés et autres membres du personnel pénitentaire.

Source : wikinews

George Bush aurait l'intention d'augmenter ses troupes en Irak

Des rumeurs de plus en plus insistantes dans les médias anglo-saxons prêtent au président américain George W. Bush l'intention d'augmenter sensiblement l'effectif des troupes américaines déployées en Irak et d'en faire l'annonce dans les jours à venir, en tout cas avant le discours sur l'état de l'Union, qui doit être prononcé le 23 janvier prochain

Si cette inflexion de la stratégie américaine se révélait exacte, elle irait à contre-courant d'une opinion publique américaine qui semble de plus en plus hostile au coût humain de la guerre en Irak, guerre dont le total des victimes militaires américaines vient de franchir le cap symbolique de 3 000 soldats tués.

En outre, les élections de mi-mandat, le 7 novembre dernier, ont vu le parti démocrate, désormais soucieux de sortir le pays du « bourbier irakien », remporter une majorité en sièges dans les deux chambres du Congrès américain.

Source : Wikinews

Ban Ki-moon prend ses fonctions à l'ONU

Divers changements sont intervenus dans les organes de décision des Nations unies (ONU) à l'occasion du Nouvel an.

Le ghanéen Kofi Annan, qui avait exercé les fonctions de secrétaire général durant deux mandats successifs de cinq ans, depuis le 1er janvier 1997, a officiellement cessé ses fonctions et été remplacé par Ban Ki-moon, ancien ministre des Affaires étrangères de la Corée du Sud, dont le mandat viendra à échéance le 31 décembre 2011.

Dans le même temps est intervenu le remplacement annuel de la moitié des dix sièges de membres non permanents au sein du Conseil de sécurité, organe exécutif qui a « la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales ».

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mardi 2 janvier 2007

Somalie : chute du réduit de Kismaayo

La guerre conjointe de l'Éthiopie et de ses alliés du gouvernement intérimaire somalien d'Ali Mohamed Gedi contre l'Union des tribunaux islamiques (UIC) a connu un nouvel épisode, lundi 1er janvier 2007, avec la chute du « réduit » de Kismaayo, ville portuaire située à environ 500 km au sud-est de Mogadiscio.

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lundi 1 janvier 2007

La Bulgarie et la Roumanie entrent dans l' Union européenne

La Bulgarie et la Roumanie sont formellement devenues, ce 1er janvier 2007, les 26e et 27e États membres de l'Union européenne, concluant un processus qui a duré près de neuf ans, depuis les deux décisions, prises le 30 mars 1998 par le Conseil de l'Union européenne, définissant « les principes, priorités, objectifs intermédiaires et conditions du partenariat pour l'adhésion de la Roumanie (98/261/CE) et de la Bulgarie (98/267/CE) », trois ans après les actes de candidature déposés en 1995.

La date et les conditions de l'adhésion avaient été formellement déterminées, il y a vingt mois, par le traité d'adhésion signé en l'abbaye de Neumünster (Luxembourg par les deux pays et les 25 membres de l'Union, le 25 avril 2005.

Des cérémonies étaient organisées, tant à Sofia, capitale de la Bulgarie, qu'à Bucarest, capitale de la Roumanie, pour célébrer l'adhésion effective des deux pays à l'Union européenne.

À Bucarest, en Roumanie, le président de la République, et le Premier ministre ont co-présidé une cérémonie au cours de laquelle, en présence de Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères , du Finlandais Olli Rehn, commissaire européen chargé de l'élargissement et de l'ensemble du gouvernement roumain, le drapeau de l'Union européenne a été hissé au-dessus du siège du gouvernement roumain, pendant que retentissait l'introduction instrumentale de l’Ode à la joie de Ludwig van Beethoven, hymne officiel de la CEE puis de l'Union européenne depuis 1985.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a adressé un message télévisé diffusé tant en Bulgarie qu'en Roumanie, quelques minutes après minuit, dans lequel il affirme qu’« en souhaitant la bienvenue à deux nouveaux membres de la famille, nous savons que notre culture et notre héritage seront plus riches et que nos petits liens mutuels et nos économies s'accroîtront ».

À Sofia, capitale de la Bulgarie, un ensemble de feux d'artifice a marqué l'accession du pays au sein des « 27 ». Le président de la République, Georgui Parvanov, s'était quant à lui adressé à la nation bulgare dans une allocution télévisée, quelques minutes avant minuit, pour estimer que « la date du 1er janvier 2007 prendrait place, sans le moindre doute, parmi les plus importantes dates de l'histoire nationale ». Il a toutefois tenu à tempérer sa joie en rappelant les incertitudes pesant sur le sort de cinq infirmières bulgares condamnées à mort par la justice libyenne après avoir été accusées d'avoir volontairement inoculé le virus du SIDA à plus de 400 enfants de l'hôpital de Benghazi.

Le Premier ministre bulgare, Serguei Stanichev, s'est exprimé de son côté devant une foule rassemblée en plein air, sur la place Battenberg, pour faire part de sa satisfaction devant l'adhésion de son pays à l'Union européenne, et souligner par ailleurs que son gouvernement mettait tout en œuvre pour tenter d'obtenir le retour au pays des cinq infirmières que le régime du colonel Kadhafi refuse pour le moment de libérer.

On note d'autre part que le gouvernement bulgare a été contraint, quelques heures avant l'accession du pays au sein de l'Union européenne, d'arrêter deux des quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Kozlodoui, de fabrication soviétique, jugés dangereux.

Source : Wikinews

Nouveaux développements concernant l'exécution de Saddam Hussein

The International Herald Tribune précise le déroulement de l'exécution, à l'heure où est mis à jour une autre vidéo filmant la scène. Cette dernière, probablement filmée par un téléphone portable, est de moins bonne qualité que la précédente.

Vers 5 heures (heure locale) l'ancien Raïs a été transféré par les troupes américaines depuis le camp américain Cropper, situé près de l'aéroport de Bagdad, vers le camp Justice, lui aussi américain, au centre de la ville. Il fut remis aux forces de polices irakiennes qui l'ont exécuté dans une salle spécialement aménagée à la prison de Khadimiyah, située au nord de la capitale.

Saddam Hussein aurait pu apercevoir la couleur de la peau de ses bourreaux masqué et aussi distinguer leur accent particulier du sud du pays sous contrôle chiite. Peu après, sur la potence, le condanmé a eu après des échanges verbaux avec l'un des gardes. Ce dernier l'aurait maudit : « Que Dieu te damne ! », Saddam Hussein lui aurait rétorqué la même chose.

L'ouverture de la trappe aurait eu lieu à 6 h 10, et, selon les témoins, le supplicié serait mort rapidement en moins d'un minute. Il aurait été laissé pendu pendant neuf autres minutes avant que soit constaté officiellement son décès.

Source : Wikinews

Somalie : pression militaire croissante

Trois jours après l'arrivée à Mogadiscio, capitale de la Somalie, des troupes militaires du gouvernement intérimaire d'Ali Mohamed Gedi, avec l'appui de l'armée éthiopienne, la pression s'accroît contre les troupes restées fidèles à l'Union des tribunaux islamiques, réfugiées à Kismaayo, ville portuaire située à environ 500 km au sud-ouest de la capitale.

Selon l'agence de presse somalienne Shabelle, le cheikh Sharif Ahmed, président du comité exécutif de l'Union des tribunaux islamiques (UIC), aurait appelé « les combattants des tribunaux islamiques, ceux qui les soutiennent et chaque vrai musulman » à « lancer une insurrection contre les troupes éthiopiennes en Somalie », ajoutant que, selon lui, « les Éthiopiens ne réussiraient jamais leur mission en Somalie ».

Le cheich Sharif Ahmed a profité, samedi 30 décembre 2006, de la présence de plusieurs milliers de personnes réunies dans un stade pour fêter l'Aïd el-Kébir, pour exhorter les hommes à « défendre leur pays » : « Notre pays est sous occupation, aussi avons-nous décidé de combattre. Nous nous multiplierons pour chasser ces occupants de notre pays. »

Il avait auparavant expliqué le repli de l'UIC vers Kismaayo par le souci d’« éviter un bain de sang dans la capitale », tout en démentant que les tribunaux islamiques aient « perdu la guerre sainte contre leurs ennemis », affirmant en outre que « les tribunaux islamiques sont encore vivants et prêts à lutter contre les ennemis de Dieu ».

En dépit de ces exhortations, la situation militaire de l'UIC apparaissait, samedi soir, assez précaire, les tribunaux islamiques ne semblant disposer que d'environ 3 000 soldats, tandis que l'alliance entre l'Éthiopie et le gouvernement somalien intérimaire semblait disposer d'une nette supériorité en armements.

Une stratégie d'encerclement de Kismaayo semble privilégiée par M. Gedi, qui se dit toutefois prêt à discuter avec des représentants de l'UIC, tout en n'excluant pas, si nécessaire, un recours à la force. Vendredi, le Premier ministre intérimaire avait pourtant exclu l'éventualité de discussions avec l'UIC.

On note par ailleurs la présence de navires de la 5e flotte américaine dans les eaux internationales au large de la côte somalienne.

Source : Wikinews

Espagne : suspension du dialogue avec l'ETA

L'organisation terroriste séparatiste basque ETA a perpétré un attentat à la voiture piégée à l'aéroport international de Madrid. Son bilan provisoire est de 4 blessés et de 2 disparus de nationalité équatorienne, bien que le parking visé ait été entièrement détruit par l'explosion.

Cet acte a entraîné une suspension immédiate des pourparlers entre le gouvernement espagnol de Jose Luis Rodriguez Zapatero et l'ETA, qui avait pourtant déclaré un cessez-le-feu il y a 9 mois : « Le gouvernement considère que cet attentat est absolument incompatible avec le cessez-le-feu décrété il y a 9 mois... par conséquence et puisque les conditions n'ont pas eté respectées, j'ai demandé la suspension de toutes les initiatives liées au développement du processus de paix ».

Bien que les discussions avaient mis du temps à se mettre en place, le Président du Conseil était optimisme jusqu'à présent quant aux débouchés attendus. Pour Arnaldo Otegi, dirigeant de Batasuna, branche politique du mouvement basque, le processus de paix est plus nécessaire que jamais. Cependant, son organisation a pointé du doigt un manque de concessions de la part du Gouvernement espagnol, justifiant ainsi la reprise des attentats.

Source : Wikinews