Alors que le déficit de l’assurance maladie s’élève à 6 milliards d’euros, le parti socialiste n’a, dans son projet, aucune proposition pour maîtriser les dépenses d’assurance maladie. Il est vrai qu’il a essentiellement prouvé dans le passé sa capacité à l’immobilisme dans ce domaine : en 2001, il a quitté le pouvoir en laissant le déficit de l’assurance maladie au même niveau qu’en 1997.

Contrairement au parti socialiste, Nicolas Sarkozy a pour objectif de mettre fin au financement des dépenses d’assurance maladie par l’endettement public. L’annulation du déficit de l’assurance maladie est en effet une exigence éthique, parce que rien n’est plus injuste que de faire supporter aux générations futures le manque de courage politique, en leur demandant de payer non seulement leurs dépenses de santé, mais également celles de leurs aînés.

Il ne peut y avoir de maîtrise durable des dépenses d’assurance maladie sans agir sur les abus et les gaspillages. Balayer cette question d’un revers de main comme le fait le parti socialiste, c’est en effet tout simplement passer à côté d’un sujet qui représente, de l’avis même de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), plusieurs milliards d’euros pour la seule médecine de ville (généralistes, spécialistes, médicaments).

Source : Site de l'UMP