Le Congrès s'est réuni, à partir de dimanche matin, au Parc des expositions de la Porte de Versailles, dans les lieux même où Jacques Chirac, moins de quatre mois après sa démission de la tête du gouvernement, avait organisé en décembre 1976 le congrès fondateur du Rassemblement pour la République (RPR), ancêtre de l'actuelle UMP.

Selon les informations communiquées par l'UMP, le vote des militants du parti, qui s'est déroulé dans le courant de la semaine passée, se serait traduit par une participation de 69,06 % des 233 779 adhérents du mouvement. M. Sarkozy, seul candidat en lice, aurait recueilli 98,1 % des votants pour 1,9 % de bulletins blanc et nuls.

Plusieurs nominations ont été annoncées dans l'« état-major de campagne » du candidat :

  • Claude Guéant, directeur de cabinet de M. Sarkozy au ministère de l'Intérieur, assurera les fonctions de directeur de campagne ;
  • Rachida Dati, conseillère au cabinet du ministre, devient l'une des porte-paroles ;
  • Xavier Bertrand, actuel ministre de la Santé, devient également porte-parole, et devrait démissionner du gouvernement en même temps que M. Sarkozy.

Les intentions de M. Sarkozy, quant à la date de sa démission du gouvernement français, n'ont pas encore été annoncées. Diverses dates circulent dans les milieux poliitques et journalistiques. Il semble probable que MM. Sarkozy et Bertrand attendront la fin de la session parlementaire, le 22 février, pour demander à Jacques Chirac de mettre fin à leurs fonctions.

Par ailleurs, dans les allées du Parc des expositions, on donnait comme probable la future nomination de Simone Veil comme présidente des comités de soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy. L'annonce de cette nomination devrait toutefois attendre la fin des fonctions de Mme Veil au sein du Conseil constitutionnel. Son mandat de neuf années non renouvelables arrive en effet à échéance dans la première semaine du mois de mars.

La matinée de dimanche a d'abord été consacrée à une série de discours de responsables divers de l'UMP, parmi lesquels . On a remarqué le bref passage – 37 minutes – du Premier ministre, Dominique de Villepin, et l'absence de tout message de soutien explicite de la part du président de la République, Jacques Chirac. La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, qui n'a fait savoir qu'à la dernière minute qu'elle renonçait à une candidature en dehors du parti, semble se réserver, outre des fonctions non définies dans le dispositif de campagne de M. Sarkozy, un rôle de « sniper » face à la candidate socialiste.

Parmi les orateurs s'étant succédés à la tribune d'un congrès qui, selon des sources divergentes, aurait réuni entre 50 000 et 100 000 participants, venus de toute la France grâce à 8 TGV et 520 cars, on a remarqué l'ancien Premier ministre Édouard Balladur, Françoise de Panafieu, candidate investie pour l'UMP pour les municipales de mars 2008 à Paris, François Fillon, ancien ministre, donné comme possible Premier ministre en cas de victoire de M. Sarkozy le 6 mai, Jean-Claude Gaudin, sénateur et maire de Marseille, Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense et Alain Juppé, maire de Bordeaux et ancien Premier ministre.

Source : Wikinews