Dans un entretien accordé au « Bien Public », M. Jean Perrin, président de l'UNPI (Observatoire des taxes foncières), tire la sonnette d'alarme : « stop ça suffit ! »

La haute des impôts fonctiers a été de 71,50 % en moyenne sur le territoire français sur dix ans. Durant la même période, l'inflation se situe entre 15 à 18 % et le prix des loyers a augmenté de 25 à 30 %. Cette taxe foncière est assise sur deux axes :

  • les taux fixés respectivement pas les collectivités territoriales : commune, département, région ;
  • l'assiette fixée par l'État selon des barèmes particuliers.

Toute hausse de ces bases combinée avec celle des taux entraînent un effet multiplicateur. Selon M. Perrin, une hausse respective de 2% tant de l'assiette que des taux entraînera donc une augmentation de 4,4 %.

L'observatoire a relevé des taxes foncières pour des petits pavillons allant de 1.500 €, 2.000 € jusqu'à... 3.000 €. Cette flambée est en partie expliquée par la décentralisation où celle les dépenses a été plus vite que celle des recettes. L'intéressé met en garde qu'une telle flambée fera baisser le nombre de propriétaires mais participera à la hausse des loyers.

Source : Wikinews