Ces élections, qui auraient dû en principe se dérouler en mai 2007, avaient été avancées, après la démission du Cabinet Balkenende II le 30 juin dernier.

24 listes étaient en compétition pour ces élections à la représentation proportionnelle, mais seulement 10 d'entre elles semblent en mesure d'obtenir des élus, selon les résultats provisoires.

Les résultats définitifs sont attendus pour le lundi 27 octobre, date à laquelle le kiesraad (commission électorale suprême de 7 membres) devrait les rendre publics. La dernière séance de la Tweede Kamer élue en 2003 se déroulera dans la soirée du 29 novembre, tandis que la séance inaugurale de la chambre élue ce mercredi devrait se tenir dans l'après-midi du 30 novembre.

Jan Peter Balkenende, ministre-président (« Premier ministre ») sortantPar comparaison avec le scrutin du 22 janvier 2003, on note l'effondrement de la liste Fortuyn (ex-Liste Pim Fortuyn), qui avait obtenu près de 550 000 voix et 8 députés et n'est plus créditée, lors du vote de mercredi, que de 21 000 voix et perd tous ses représentants.

Cette quasi-disparition de la liste Fortuyn est toutefois compensée dans une proportion à peu près équivalente par l'arrivée du Parti pour la liberté, dirigé par l'ex-député CDA Geerd Wilders, qui défend une plate-forme politique qualifiée de « populiste » et ayant quelques points communs avec les positions défendues par les héritiers politiques de Pim Fortuyn, assassiné en mai 2002.

Une liste intitulée « Parti pour les animaux » parviendrait également, selon les premières estimations, à obtenir deux élus à la chambre basse des États-Généraux néerlandais. Ce serait la première fois, en Europe, qu'un parti voué à la défense de la cause animale ferait son entrée dans un parlement.

Aucune formation ni aucune alliance de formations n'ayant obtenu la majorité absolue des sièges (76 sur 150), on s'attend, comme cela est devenu habituel aux Pays-Bas après des élections générales, à plusieurs semaines d'intenses négociations entre les états-majors des formations politiques pour parvenir à mettre sur pied une coalition de gouvernement stable. Certains observateurs mettent par exemple en avant l'hypothèse d'une « grande coalition » entre les chrétiens-démocrates et les travaillistes, mais ceux-ci ne réunissant que 73 sièges, il leur faudrait encore le renfort d'au moins une formation politique, de droite ou de gauche, pour obtenir la majorité absolue.