Les électeurs américains vont désigner les 435 membres de la Chambre des Représentants et 33 des 99 sénateurs, le centième siège est réservé de droit au vice-président. Bien que les sondages donnent les démocrates vainqueurs de cette consultation, il n'en demeure pas moins que les républicains disposent d'une forte capacité de mobilisation des électeurs dans les derniers moments de la campagne.

Cette dernière a pris un tour particulièrement agressif sous fonds de guerre d'Irak. Une vingtaine de députés ne se représentant pas, une lutte acharnée entre les deux principaux camps s'est engagée pour en prendre la succession. Toutefois, comme on l'a pu constaté en France, la prime au sortant est souvent de mise si celui-ci n'a pas été mélé aux scandales de son parti ou à ceux qui le discréditent personnellement. C'est le cas de Tom DeLay au Texas, Mark Foley en Floride et Bob Ney dans l'Ohio qui ont dû abandonner leur siège.

Si le scénario catastrophe annoncé par les médias se réalise, l'hôte actuel de la Maison Blanche risque d'avoir une fin de mandat particulièrement difficile.