Testée sur cinq patients atteints par le virus VIH pour lesquels il résistait à d'autres médicaments, sur une période de neuf mois, elle a permis une stabilisation ou une diminution dans l'organisme de la quantité de virus (charge virale). Quatre de ces patients ont même pu voir leur cellules et système immunitaires se renforcer durant cette période. Cependant, un autre des auteurs, le Dr Bruce Levine, tempère les enthousiasmes prématurés en indiquant que la généralisation de la méthode est un travail d'un autre ordre de difficulté.

Poursuivant un objectif de prise unique du remède (au lieu de prises multiples quotidiennes) pour ce premier essai sur l'homme afin de vérifier son innocuité, les chercheurs ont modifié des cellules immunitaires par introduction de w:lentiviruslentivirus types de virus responsables de maladies d'évolution lente touchant le système nerveux central ou le système immunitaire. La reproduction du VIH est ainsi arrêtée, ce qui permet - en laboratoire - de combattre le virus dans des cellules non traitées.

Les essais vont maintenant passer en phase II, c'est-à-dire sur un plus grand nombre de patients, certains étant déjà traités par ailleurs. Ces patients recevront plusieurs transfusions de cellules traitées. Ceux qui prennent un ou plusieurs médicaments interrompront leur traitement pour voir si les cellules traitées agissent sur l'infection.