Les faits

Jean-Louis Courjault, 40 ans, de nationalité française travaille à Séoul depuis 2002 pour le développement de la technologie des moteurs diesel de Hyundai. Il y séjourne avec son épouse Véronique, 38 ans et leurs 2 enfants âgés de 10 et 11 ans.

En juin 2006, ils passent un mois de vacances en France près de Tours.

Jean-Louis Courjault retourne seul à Séoul à la suite d'une urgence professionnelle. C'est alors qu'il signale le 23 juillet 2006 à la police coréenne avoir retrouvé deux nouveaux nés morts dans le congélateur de son domicile.

L'enquête coréenne

La police coréenne le laisse retourner en France, mais les tests ADN effectués par la police coréenne établissent que les époux Courjault sont bien les parents des 2 bébés retrouvés congelés. Les soupçons de la police coréenne se portent vers Véronique Courjault pour avoir accouché clandestinement et, avec son époux, pour avoir commis un infanticide. La décision de la police coréenne de laisser Jean-Louis Courjault repartir en France provoque un scandale en Corée du Sud. L'opinion publique Coréenne s'emballe de plus belle quand les autorités judiciaires françaises affirment ne pas avoir la moindre confiance envers les résultats des tests ADN faits dès le mois d'aout 2006 en Corée du Sud.

Les époux Courjault clament leur innocence en contestant les analyses ADN faites en Corée et invoquent une manipulation et un complot contre eux pour des raisons industrielles. Ceci provoque la colère des enquêteurs coréens face à une telle contestation.

L'enquête en France

Restés en France, les époux Courjault refusent de retourner en Corée du Sud. Les policiers français poursuivent l'enquête de leur côté. La France n'extradant pas ses ressortissants, tout éventuel procès aura lieu en France.

La justice française coopère avec la justice coréenne, se procure des échantillons des bébés congelés et procède à des prélèvements ADN des époux Courjault.

Les tests en question concluent, avec deux mois de retard, que les époux Courjault sont bien les parents des 2 bébés congelés, confirmant les conclusions des enquêteurs coréens. Le doute n'est plus permis.

Le 9 octobre 2006, Maître Morin, avocat du couple, embarrassé par ces nouvelles analyses, déclare « on peut être père sans le savoir ».

Le 10 octobre 2006, les époux Courjault sont arrêtés en France et placés en garde à vue. 1

Lors de sa garde à vue le 11 octobre 2006, Véronique Courjault a reconnu être la mère des 2 bébés retrouvés morts. Elle a déclaré avoir agi seule en cachant sa grossesse à son mari et avoir accouché à domicile fin 2003.