Parmi les 92 députés composant cet actuel parlement monocaméral, 52 se sont prononcés en faveur du projet, tandis qu'aucun ne se prononçait contre et que 9 autres représentants choisissaient de s'abtenir. Par ailleurs, 29 députés étaient absents de l'hémicycle durant le vote, tandis que deux sièges sont vacants.

La proposition votée par les députés nicaraguayens a retenu le principe d'une peine de 4 à 8 ans de prison, égale pour tous les intervenants concernés par un avortement, qu'il s'agisse de la patiente ou des médecins et autres intervenants.

La proposition de loi a été préparée par les députés, en étroite collaboration avec la conférence des évêques catholiques et les instances de l'Église évangélique, relativement puissante dans ce pays d'Amérique centrale.

Il faut noter que des députés des deux principaux partis du pays, l'Alliance libérale (actuellement au pouvoir) et le Front sandiniste de libération nationale (opposition de gauche), se sont étroitement concertés pour mettre au point cette proposition, dont on remarque qu'elle a été votée par le sandiniste Daniel Ortega, ancien président de la République de 1985 à 1990, battu lors des élections de 1990, 1996 et 2001 et candidat à la succession du président Enrique Bolaños lors de l'élection présidentielle du 4 novembre prochain.